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A la une - Economie - 5 février 2020

Bientôt un système anti-corruption dans les entreprises

L’Institut national de normalisation (IANOR), a placé parmi ses priorités pour l’année en cours l’instauration d’un système de management anti-corruption au sein des entreprises algériennes, qui permettra de les prévenir de la corruption et d’adopter les pratiques internationalement reconnues dans ce domaine.
« Après un effort de vulgarisation durant les deux dernières années, nous comptons en 2020 passer à la phase concrète en accompagnant les entreprises et les organisations à mettre en place un système de management anti-corruption selon le référentiel ISO 37001 », a déclaré le directeur général de l’IANOR, Djamel Hales, dans un entretien à l’APS.
L’institut a organisé, en effet, un atelier national sur cette norme anti-corruption en 2018 et cinq formations durant l’année 2019 au profit de 60 entreprises algériennes venues découvrir ce nouveau système.
Toutefois, cette norme reste méconnue en Algérie et suscite même des appréhensions.
« Lorsque on évoque une norme anti-corruption, beaucoup de chef d’entreprises +paniquent+ en croyant que cela porte implicitement une accusation de malhonnêteté, alors qu’il s’agit d’une norme basée sur le principe de prévention, en dotant les entreprises des outils permettant d’éviter toutes formes de corruption », déplore M. Hales.
L’IANOR veut ainsi poursuivre ses actions de sensibilisation auprès des entreprises et organisations et effectuer les premières certifications selon la norme ISO 370001 en 2020.  
L’institut a d’ailleurs procédé à la mise en place de ce système à son niveau dans le but de « donner l’exemple », souligne son directeur général.
Concrètement, l’entreprise ou l’organisation doit exprimer « volontairement » une demande pour intégrer les règles anti-corruption dans son système de management. L’IANOR établira ensuite un diagnostic et une analyse des risques avant d’élaborer un plan d’action anti-corruption.
L’institut veillera, dans ce sens, à mettre en place une série de mesures telles que l’adoption d’une politique anti-corruption, la désignation d’une personne chargée de superviser la conformité à cette politique, la sélection et la formation des employés, l’évaluation des risques de corruption relatifs à certains projets ou partenaires commerciaux, la mise en œuvre de moyens de contrôle financiers et commerciaux et l’engagement de procédures de signalement et d’enquête.