Home Non classé Covid-19 : le vaccin de Moderna entre dans sa dernière phase
Non classé - 15 juillet 2020

Covid-19 : le vaccin de Moderna entre dans sa dernière phase

Près de 30 000 personnes devrait participer à cette nouvelle étape du développement du vaccin de l’entreprise de biotechnologies américaines, qui a réussi à générer la production d’un niveau élevé d’anticorps chez ses participants.
L’étude durera du 27 juillet 2020 au 27 octobre 2022. La société américaine Moderna a annoncé, mardi 14 juillet, qu’elle allait entrer dans la phase finale de ses essais cliniques pour trouver un vaccin contre le Covid-19, afin de tester l’efficacité de ce dernier dans des conditions réelles. Cette annonce est intervenue au moment où étaient publiés les résultats de la première phase de l’essai de Moderna, qui visait à vérifier que le vaccin était sûr et qu’il déclenchait la production d’anticorps.
Déterminante, cette nouvelle étape du développement du vaccin de Moderna fera appel à 30 000 personnes aux Etats-Unis : la moitié d’entre elles recevront une dose de 100 microgrammes, les autres un placebo. Les chercheurs les suivront ensuite pendant deux ans pour déterminer si elles sont protégées contre une infection par le Sars-CoV-2. Même si des symptômes sont constatés, le vaccin peut être considéré comme un succès s’il empêche les cas graves de Covid-19.
Cette annonce place Moderna dans le peloton de tête de la course mondiale pour un vaccin contre la maladie, qui a infecté plus de 13 millions de personnes dans le monde et fait plus de 570 000 morts. Des scientifiques avertissent toutefois que les premiers vaccins à arriver sur le marché ne sont pas nécessairement les plus efficaces ou les plus sûrs.

Des résultats encourageants

L’annonce a été faite peu après la publication dans le New England Journal of Medicine (en anglais) des résultats de la première phase de l’essai de Moderna, d’après lesquels le vaccin expérimental a déclenché la production d’anticorps contre le Sars-CoV-2 chez les 45 participants. Ces derniers ont été divisés en trois groupes de 15, auxquels des doses de 25 microgrammes, 100 microgrammes et 250 microgrammes ont été administrées. Ils ont reçu une deuxième dose, dans les mêmes quantités, 28 jours plus tard.
Après la première administration, il a été constaté que les niveaux d’anticorps étaient plus élevés avec les doses plus fortes ; après la deuxième, les participants avaient de plus hauts niveaux d’anticorps que la plupart des patients ayant eu le Covid-19 et ayant généré leurs propres anticorps. Plus de la moitié des participants ont expérimenté des effets secondaires légers ou modérés, ce qui est considéré comme normal. Parmi ces effets secondaires figurent fatigue, frissons, maux de tête et douleur là où le vaccin a été injecté.
Amesh Adalja, spécialiste des maladies infectieuses à l’université Johns-Hopkins, a jugé encourageant le fait que les participants aient développé des niveaux élevés d’anticorps. Mais « il faut vraiment limiter les extrapolations à partir d’un essai clinique de phase 1, parce qu’on veut voir comment cela fonctionne quand une personne est exposée au vrai virus », a-t-il ajouté. C’est ce que devra déterminer la phase 3 de l’essai clinique de Moderna