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A la une - Economie - 18 février 2020

Étiquetage en langue arabe: Les importateurs au pied du mur ! (Document)

Les importateurs algériens ne savent plus à quel saint se vouer ! Et pour cause, ils sont pris au dépourvu par une circulaire du ministère du Commerce qui leur met la pression concernant une procédure obligatoire à laquelle ils doivent s’y soumettre au risque de se voir lourdement pénalisés.                              
Il s’agit de la question de l’étiquetage en langue arabe de la marchandise importée à son arrivée en Algérie, et dont les facilités accordées depuis de longue date ont été supprimées. On pense plus particulièrement aux délais impartis aux opérateurs économiques qui s’adonnent aux importations pour se conformer à cette obligation. Ces derniers jugent en effet ces délais très courts lorsqu’on sait que cette mesure entrera en vigueur dés le 1er mars prochain, ce qui laissera peu de temps (ou pas du tout) aux opérateurs pour respecter cette procédure.                                                                                 Du coup, les opérateurs assurent qu’il y aura forcément blocage des marchandises déjà commandées ou en cours d’acheminement. « Une opération d’importation, c’est en moyenne un processus qui dure trois mois entre la domiciliation bancaire, la fabrication, le transport puis le dédouanement », regrette un importateur qui s’est exprimé à ‘’Fildalgerie.com’’ , espérant au passage que les pouvoirs publics concéderont à revoir cette mesure, du moins à la retarder de quelques mois.

Il faut savoir que l’étiquetage en langue arabe des produits importés, obligatoire depuis 2009, était réalisé dans le pays de l’exportateur. Selon la nouvelle instruction, l’opérateur procède à l’étiquetage des mentions obligatoires, en langue arabe, sur une surface libre de l’emballage du produit et ce, par un procédé admis en la matière de manière visible, lisible  et indélébile.
Pour rappel , ces mentions obligatoires doivent être conformes aux dispositions  du décret  exécutif n° 13-378 du 5 Moharram 1435 correspondant au 9 novembre 2013, fixant les conditions et les modalités relatives  à l’information du consommateur.
Quant aux mentions obligatoires d’étiquetage (produits non alimentaires), celles-ci portent sur la dénomination de vente qui doit être distincte de la marque de commerce ou de fabrique ou de la dénomination de fantaisie. Ces mentions doivent permettre au consommateur de connaitre la nature exacte du produit, la quantité nette, exprimée en unité du système international, le nom ou la raison sociale ou la marque déposée et l’adresse de la personne responsable de la fabrication, du conditionnement, de l’importation ou de la distribution du produit et enfin le  mode d’emploi du produit et, s’il y a lieu, les conditions particulières d’utilisation.
Liès Bourouis.

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