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A la une - Economie - 25 mars 2020

La Banque d’Algérie s’inquiète de l’utilisation du cash

La Banque d’Algérie a appelé ce mercredi 25 mars les banques et les établissements financiers à encourager l’utilisation des moyens de paiements scripturaux auprès de leurs clients afin de les prémunir du coronavirus.
« Les banques et les établissements financiers doivent prendre, en cette situation exceptionnelle, toutes les dispositions requises, pour inciter leur clientèle à utiliser les moyens de paiements scripturaux, notamment le chèque, le virement et la carte bancaire », est-il indiqué dans une note d’information dont l’APS a obtenu une copie.
Dans ce sens, la banque centrale exhorte les intermédiaires agrées de la place à engager des « actions d’urgence » auprès des commerçants, notamment les officines de pharmacie, les supérettes et magasins d’alimentation, ainsi que les cabinets médicaux, à l’effet de les doter de terminaux de paiement électronique (TPE), afin de limiter au maximum l’utilisation de cash.
En sus des actions de communication et de sensibilisation à l’adresse de leur clientèle, les banques et les établissements financiers sont également invités à proposer des services gratuits, tels que l’octroi de cartes bancaires et carnets de chèques, l’utilisation de services monétiques notamment les guichets et distributeurs automatiques bancaires (GAB/DAB) et les paiements par carte ainsi que la dotation de commerçants de TPE sans charges supplémentaires, ajoute la Banque d’Algérie.
Ces directives interviennent suite à la forte demande sur la liquidité depuis le déclenchement de la crise du coronavirus en Algérie.
« Il a été donné aux services de la Banque d’Algérie, de constater ces derniers jours, une importante demande de liquidité auprès de ses succursales, dénotant une utilisation accrue de cash de la part de la clientèle des banques pour la réalisation des paiements ou des achats « , note la banque centrale.
« Cette situation peut annihiler toutes les mesures préventives, prises par les pouvoirs publics, en exposant la population à des risques de contagions plus élevés, du fait, non seulement de la présence de clients en nombre élevé au niveau des guichets bancaires, mais aussi par la manipulation des billets de banque, qui peuvent constituer des facteurs de transmission du virus, malgré les dispositions prises par la Banque d’Algérie pour aseptiser les billets de banque en circulation », explique-t-elle.