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A la une - Politique - 7 août 2019

L’instance nationale de dialogue: l’objectif, une élection transparente

L’instance nationale de dialogue et de médiation a pour objectif principal de réunir le consensus requis pour la tenue d’une élection présidentielle jouissant de « toutes les garanties de transparence et d’intégrité », a indiqué le président de la commission politique de cette instance nationale, Ammar Belhimer.
M. Belhimer a rappelé que l’instance nationale de dialogue est « une structure ad hoc, donc provisoire, qui active le temps d’une mission, elle est indépendante et plurielle », précisant, qu' »à ce titre, elle s’appuie sur l’engagement bénévole et résolu de personnalités en vue de la société civile, et n’a pas d’autre ambition que de réunir le consensus requis pour une élection présidentielle qui réunisse toutes les garanties de transparence et d’intégrité ».
Il a expliqué, également, que l’instance « est une structure dédiée à la médiation en vue d’un dialogue devant conduire les acteurs civils et politiques à sortir du vide institutionnel ouvert par la démission du président sortant ».
Il a tenu à souligner, à ce propos, que l’instance « n’a pas vocation à être le porte-parole d’une institution civile ou militaire, de partis ou d’associations, de même qu’il ne prétend ni représenter le mouvement populaire né de l’opposition résolue au 5e mandat du président déchu ni parler en son nom, avec le Hirak, il partage les revendications fondamentales de protection des droits et des libertés individuelles et collectives et des garanties requises pour un scrutin crédible ».
M. Belhimer a fait savoir que le panel « aspire à l’unité des forces patriotiques et démocratiques pour qu’éclose le génie libérateur du peuple algérien au service de l’édification d’un Etat de droit assis sur une économie sociale de marché qui consacre le mérite tout en protégeant les plus démunis ». Il a, par ailleurs, relevé le fait que les membres du panel « sont conscients des limites de leur action, dans un contexte critique, voire cataclysmique, porteur de toutes les menaces sur les institutions, l’ordre et la stabilité, l’intégrité et la souveraineté nationales ».
« La mission de médiation est d’autant plus difficile que nous assistons, depuis 2012, à une érosion des espaces de débats. Cela m’amène à évoquer les aspects problématiques de la situation que vit le pays », a-t-il fait observer. « Le fait est que c’est dommage qu’on ait fait le vide sur ce terrain car la médiation fait partie du nouveau paradigme de la régulation sociale.
L’étendue et la force de la médiation sociale est tributaire de l’état de la société civile », a-t-il déploré. Il a rappelé que les trois étapes du processus qui mènent à la formation de la société civile sont « l’existence d’associations libres (la condition juridique), la formation d’un mouvement associatif (condition sociale) et l’émergence d’une société civile (condition politique) ». « Or, force est de constater que le cadre juridique de la médiation sociale est inefficient », a-t-il dit.
Pour M. Belhimer, la médiation politique assumée par les partis, les personnalités et autres autorités, est aussi « déficiente », mettant l’accent sur le fait que l' »érosion de la médiation politique est illustrée par la prégnance du discours national-populiste et les appréhensions à l’endroit de l’institution partisane ».

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