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A la une - National - 7 jours ago

Zeghmati: le changement du régime passe par la révision de la Constitution

Le ministre de la Justice, Gardes des sceaux, Belkacem Zeghmati a affirmé vendredi au Conseil de la nation, que le changement du régime pour l’édification d’une Algérie en mesure d’éliminer toute forme de dérapage, d’hégémonie et de tyrannie « passe impérativement par l’unique voie de la révision ou l’amendement de la Constitution ».

Intervenant devant la Commission des affaires juridiques et administratives, des droits de l’Homme, de l’organisation locale, de l’aménagement du territoire et du découpage territorial, M. Zeghmati a précisé que « le changement du régime passe impérativement par l’unique voie de la révision ou l’amendement de la Constitution », considérant que l’initiative du Président Tebboune de révision était l’accomplissement de son engagement devant le peuple à œuvrer en faveur de « l’instauration des institutions du nouvel Etat algérien.

 Le ministre a réaffirmé que l’objectif escompté de la révision constitutionnelle était « l’édification d’une Algérie au sein de laquelle sera restituée la véritable signification de la séparation entre les pouvoirs et où l’opposition politique gagnera sa place dans la vie politique du pays ». Le but est également d’instaurer un Etat, dira-t-il, « fondé sur les principes de transparence, de régularité, de reddition de compte et de compétence, un Etat où sera éliminée toute forme de dérapage administratif et où la Justice s’engagera au respect de la légitimité et de l’égalité ».

Rappelant que les propositions formulées en vue d’enrichir le projet du texte avaient atteint 5018 suggestions, M. Zeghmati a confié que la nouvelle Constitution visait à « s’éloigner totalement de toutes formes de dérapage constatés par le passé, et ayant favorisé le transfert du pouvoir de décision entre les mains de forces extraconstitutionnelles qui souhaitent seulement réaliser leurs propres intérêts au détriment de l’intérêt général ».

C’est là un état des lieux qui a donné naissance à une situation « où la volonté du peuple a été dérobée dans l’indifférence, l’impunité et l’absence totale de représentants des autorités publiques, tout en faisant taire la loi comme si nulle institution n’existait dans le pays », a-t-il regretté.

Et d’ajouter que ces graves dérapages ont failli « torpiller les fondements de l’Etat, mais, poursuit-t-il, à chaque étape ses hommes et ses femmes grâce auxquels la Nation a survécu, et cette fois c’est le peuple qui a sauvé la nation en criant haut et fort pour la fin de ces dérapages, chose qui ne peut se faire sans un changement radical du système ».

« Le 1e novembre prochain sera la date du référendum sur la Constitution et le rendez-vous lors duquel le peuple signera la naissance de l’Algérie nouvelle que nous attendons tous et dont l’avènement ne saura tarder », a ajouté le Garde des sceaux.